
Les institutions de microfinance sont dans une bonne posture au Sénégal, malgré les désagréments de la Covid-19. C’est du moins le constat fait par les membres du Conseil National du Crédit (CNC) qui a tenu par visioconférence sa 33ème réunion ce 7 octobre.
En effet, selon le communiqué de la BCEAO, analysant la situation des institutions de microfinance à fin juin 2021, les membres du Conseil ont relevé le rebond de l’activité, avec une progression, en glissement annuel, de 64 milliards FCFA (+16,28%) des crédits établis à 457 milliards FCFA. En outre, le Conseil a relevé et s’est félicité « du reflux des créances en souffrance, après leur forte progression en juin 2020 du fait des effets de la pandémie de COVID-19 sur la clientèle ». Comme explication, il est indiqué dans le communiqué de la BCEAO, que cette « Cette évolution est induite principalement par le repli sensible des encours de crédits ayant bénéficié de reports d’échéance de paiement ». Il s’y ajoute que le Conseil a pris note des points de vigilance sur la situation du secteur, notamment le respect des règles prudentielles et un appui renforcé en matière de mobilisation de ressources dans le contexte de la relance des activités des secteurs et ménages impactés par la pandémie.
Sur un autre registre, le communiqué de la BCEAO informe que le Conseil a pris acte du bilan d’étape de la Stratégie Régionale d’Inclusion Financière (SRIF) marqué par une forte implication des parties prenantes, sous l’impulsion du Comité National de Suivi de la Mise en Œuvre (CNSMO) de cette stratégie. Il s’est félicité du taux d’utilisation des services financiers établi à 79,86% en 2020, assurant au Sénégal l’atteinte de la cible minimale fixée à 75% pour l’année 2021, précise le communiqué. Dans la même lancée, les membres du Conseil ont noté les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des différentes actions, articulées autour des cinq axes de la stratégie, à savoir la réglementation, l’assainissement et le renforcement du secteur de la microfinance, l’innovation financière, l’éducation financière ainsi que les politiques publiques favorables à l’inclusion financière. Les membres du Conseil ont souligné l’importance à attacher à l’adoption de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière, dans les meilleurs délais possibles, ainsi qu’au déploiement effectif du programme d’éducation financière notamment dans les écoles et lycées du Sénégal.
Moustapha Dia