Le Conseil des ministres du 15 avril 2026 a acté une série de réformes destinées à transformer le modèle économique national. Face à l’instabilité des marchés de l’énergie, le gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko engage une révision des codes des impôts, des douanes, ainsi que des cadres réglementaires miniers et gaziers. Cette mise à jour législative vise à accroître la mobilisation des ressources intérieures et à sécuriser le cadre d’exploitation pour les partenaires économiques.
L’exécutif mise sur une stratégie de rationalisation pour soutenir la croissance. Le recensement et la mise en service des infrastructures sous-utilisées, qualifiées d’actifs dormants, doivent permettre d’optimiser les projets déjà financés et de limiter les nouveaux besoins d’investissement en capital. Cette logique de rentabilité s’étend aux entités publiques, à l’image de l’Imprimerie Nationale, dont la restructuration vise à instaurer une autonomie de gestion afin d’alléger les charges de l’État.
Les perspectives économiques pour 2026 demeurent étroitement liées à la montée en puissance de la production d’hydrocarbures. Bien que les exportations de brut constituent le principal moteur du Produit Intérieur Brut (PIB), le budget de l’État, fixé à 7 433 milliards FCFA, doit concilier le maintien de la demande intérieure et le financement des priorités du Plan Sénégal 2050.
La trajectoire actuelle repose sur un arbitrage entre l’exploitation des ressources extractives et la renégociation de la part de l’État dans ces secteurs stratégiques. L’enjeu majeur réside dans la capacité à convertir la production pétrolière en leviers de développement concrets, tout en garantissant un environnement attractif pour l’investissement privé national et étranger.



