Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé la quatrième phase du Programme pour la résilience des systèmes alimentaires en Afrique (FSRP). Ce financement de 46 millions de dollars, alloué au Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE), vise à renforcer la sécurité alimentaire et à stimuler la création d’emplois dans six pays stratégiques : le Sénégal, le Mali, le Ghana, l’Éthiopie, le Kenya et la Zambie.
Cette nouvelle phase, dénommée AICCRA-FSRP4, prévoit de toucher plus de 1,5 million d’agriculteurs et d’acteurs des systèmes alimentaires sur le continent. Le programme s’appuie sur les acquis des phases précédentes qui ont déjà permis de réduire l’insécurité alimentaire de 30 % dans les zones ciblées. Pour cette étape, l’accent est mis sur le déploiement d’innovations à fort impact, notamment des variétés de riz et de maïs résistantes à la sécheresse, des plateformes numériques de conseil climatique et des systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire. L’objectif est d’amener plus de 250 000 agriculteurs à adopter ces technologies climato-intelligentes.
Au-delà de la productivité, le projet place l’entrepreneuriat et l’agritech au centre de sa stratégie, l’agriculture employant 52 % de la main-d’œuvre africaine. Pour dynamiser le secteur privé, l’initiative soutiendra 150 projets d’entreprise, renforcera25 incubateurs et accélérateurs, et visera la mobilisation de 16,5 millions de dollars de capitaux privés. Des partenariats avec des institutions de premier plan, comme l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) au Maroc, permettront de stimuler l’innovation tirée par le marché.
La structure régionale du programme reste un pilier essentiel pour son efficacité. Au moins huit institutions nationales et régionales, dont le CORAF et AGRHYMET, seront renforcées pour améliorer les systèmes de données agricoles et la prise de décision climatique. Comme le souligne la Banque mondiale, cette approche transfrontalière permet de réduire les doubles emplois et d’accélérer le transfert d’innovations entre les pays membres. En généralisant ces solutions, le programme offre aux femmes et aux jeunes les moyens de devenir plus compétitifs face aux chocs climatiques tout en créant des emplois durables dans les chaînes de valeur agroalimentaires.
Source : Communiqué officiel du Groupe de la Banque mondiale, Washington, 26 mars 2026.



