{"id":8076,"date":"2025-05-07T11:39:31","date_gmt":"2025-05-07T11:39:31","guid":{"rendered":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=8076"},"modified":"2025-05-07T11:40:32","modified_gmt":"2025-05-07T11:40:32","slug":"lafrique-face-aux-notations-financieres-internationales-le-prix-de-la-subjectivite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=8076","title":{"rendered":"L\u2019Afrique face aux notations financi\u00e8res internationales. Le prix de la subjectivit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Par: Pr Ahmadou Aly Mbaye, \u00e9conomiste<\/strong><\/p>\n<p>La crise de la dette publique africaine peut avoir d\u2019importantes r\u00e9percussions \u00e9conomiques et sociales sur les \u00e9conomies nationales, si rien n\u2019est fait pour renverser les tendances en cours. En contribuant \u00e0 exclure les pays africains de certains guichets de financement, et \u00e0 rench\u00e9rir les co\u00fbts de financement de ces \u00e9conomies, les agences de notations financi\u00e8res internationales y jouent un r\u00f4le pr\u00e9\u00e9minent. Les initiatives en cours, pour \u00e9viter au monde une crise financi\u00e8re syst\u00e9mique, devront imp\u00e9rativement prendre en charge la question des notations subjectives dont le continent fait l\u2019objet. Au niveau des pays, des dispositions devront \u00eatre prises pour am\u00e9liorer le syst\u00e8me d\u2019information financi\u00e8re, en vue de le rendre plus transparent et cr\u00e9dible.<\/p>\n<p><strong>Endettement souverain en Afrique\u00a0: de f\u00e2cheuses cons\u00e9quences \u00e9conomiques et sociales<\/strong><\/p>\n<p>Entre 2010 et 2024, la dette africaine a augment\u00e9 de 183%, soit un taux 4 fois plus \u00e9lev\u00e9 que le taux de croissance du PIB, sur ces quatorze ann\u00e9es (CNUCED 2024). Une claire manifestation de l\u2019insoutenabilit\u00e9 de la dette est la difficult\u00e9 que rencontrent les pays pour en assurer le service. En effet, tandis que certains pays sont en d\u00e9faut de paiement, d\u2019autres sont en pourparlers avec leurs cr\u00e9anciers, soit pour suspendre le paiement de la dette, soit pour la restructurer.<\/p>\n<p>Il faut d\u2019embl\u00e9e indiquer que le casse-t\u00eate de la dette n\u2019est pas sp\u00e9cifique au seul continent africain\u00a0; il se pose actuellement \u00e0 tous les pays du monde. Entre 2010 et 2023, la dette mondiale est pass\u00e9e de 50 trillions (50.000 milliards) de dollars, \u00e0 97 trillions (presque du simple au double). Et la part de l\u2019Afrique, dans ce total, est marginale (seulement 7% en 2023) (CNUCED 2024). Si la dette africaine pose le plus de probl\u00e8me, c\u2019est essentiellement pour deux raisons fondamentales\u00a0: son ratio au PIB croit plus vite que pour les autres pays en d\u00e9veloppement (pour certains pays asiatiques, ce ratio diminue malgr\u00e9 un encours en constante augmentation) et son service rapport\u00e9 aux exportations ou aux recettes budg\u00e9taires, croit aussi plus vite que celui des autres.<\/p>\n<p>Les facteurs ayant contribu\u00e9 au surendettement du continent sont nombreux et vari\u00e9s. Profitant des faibles niveaux de taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente, beaucoup de pays se sont endett\u00e9s pour combler leur d\u00e9ficit en infrastructures et pour financer leurs d\u00e9penses sociales (\u00e9ducation, sant\u00e9, en particulier). Mais il y a \u00e9galement eu des choix d\u2019investissement ambitieux, de la part de certains pays, qui ont conduit \u00e0 financer des investissements tr\u00e8s co\u00fbteux, avec de faibles impacts sur la croissance et sur le d\u00e9veloppement national. La volatilit\u00e9 des recettes budg\u00e9taires, li\u00e9es aux variations des prix des produits de base dont d\u00e9pendent les pays africains, a \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, il s\u2019est op\u00e9r\u00e9, pour plusieurs raisons, une r\u00e9duction consid\u00e9rable des flux d\u2019aide publique au d\u00e9veloppement, dont les financements concessionnels constituent une part non n\u00e9gligeable. La crise du multilat\u00e9ralisme, les contraintes budg\u00e9taires dans certains pays donateurs, et la \u00ab\u00a0lassitude\u00a0\u00bb des bailleurs, y ont toutes contribu\u00e9, sans oublier les tensions g\u00e9opolitiques internationales.<\/p>\n<p>Enfin, la Covid.19 a \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur. Avec la baisse significative des activit\u00e9s productives que tous les pays ont connue, avec la pand\u00e9mie, on a not\u00e9 partout des engagements budg\u00e9taires sans pr\u00e9c\u00e9dent, surtout dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s, pour soutenir l\u2019\u00e9conomie. Dans le but d\u2019enrayer l\u2019inflation qui s\u2019en est suivie, les banques centrales ont fortement augment\u00e9 leur taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, ce qui a eu comme effet d\u2019attirer vers ces pays une bonne partie des capitaux qui \u00e9taient initialement destin\u00e9s aux pays en d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences sur les \u00e9conomies africaines sont d\u00e9vastatrices, tant sur le plan macro\u00e9conomique que sur le plan sectoriel. La tr\u00e9sorerie des \u00c9tats est mise \u00e0 rude \u00e9preuve. En 2024, sur les 54 pays du monde en d\u00e9veloppement consacrant plus de 10% de leurs recettes budg\u00e9taires au paiement des int\u00e9r\u00eats, la moiti\u00e9 \u00e9taient africains. L\u2019exemple du Kenya est illustratif, o\u00f9 presque 60% des ressources budg\u00e9taires vont vers le paiement du service de la dette. Cette augmentation de la part du service de la dette dans les recettes budg\u00e9taires, r\u00e9duit drastiquement les marges de man\u0153uvre budg\u00e9taires des \u00c9tats et leur capacit\u00e9 \u00e0 financer les d\u00e9penses sociales. Par exemple, 32 pays consacraient plus de ressources au paiement des int\u00e9r\u00eats de la dette qu\u2019\u00e0 la sant\u00e9, et 25 pays qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9ducation (UN Global Crisis Response Group 2024), ce qui les \u00e9loigne d\u2019autant de l\u2019atteinte des objectifs de D\u00e9veloppement Durable (ODD).<\/p>\n<p><strong>La subjectivit\u00e9 des notations financi\u00e8res internationales amplifie les effets de la crise en Afrique<\/strong><\/p>\n<p>La confiance joue un r\u00f4le tr\u00e8s important en finance\u00a0: la perception qui est faite de la solvabilit\u00e9 ou non d\u2019un pays peut faire augmenter le risque auquel il fait face, rench\u00e9rissant d\u2019autant les conditions auxquelles il peut s\u2019endetter au niveau des march\u00e9s. Dans ce processus, le r\u00f4le des agences de notation est de donner aux cr\u00e9anciers priv\u00e9s une estimation assez raisonnable des risques auxquels les pays d\u00e9biteurs sont assujettis. Elles sont donc plus du c\u00f4t\u00e9 des cr\u00e9anciers que des d\u00e9biteurs. Pour des raisons \u00e9videntes, elles pr\u00e9f\u00e8reront surestimer ces risques plut\u00f4t que d\u2019exposer les investisseurs, en les sous-estimant. D\u00e8s qu\u2019il est per\u00e7u la moindre menace sur les capitaux priv\u00e9s, les agences de notation n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 faire baisser les notes des pays consid\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour des raisons assez difficiles \u00e0 cerner, les pays africains font face \u00e0 des notations qui exag\u00e8rent significativement le niveau de risque auquel ils exposent leurs potentiels cr\u00e9anciers. Et ceci a des r\u00e9percussions non n\u00e9gligeables sur le profil de leur dette. Le co\u00fbt du cr\u00e9dit est ainsi plus \u00e9lev\u00e9 pour les pays du continent que pour les autres. Entre 2020 et 2024, le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat moyen est estim\u00e9 \u00e0 9.8% pour l\u2019Afrique, contre 5.3 pour l\u2019Asie et 6.8% pour les pays latino-am\u00e9ricains. Pour les pays d\u00e9velopp\u00e9s, il est beaucoup plus faible : par exemple il est 0.8% pour l\u2019Allemagne et 2.5 pour les USA (UN Global Crisis Response Group 2024). La perception subjective d\u2019un niveau de risque plus \u00e9lev\u00e9 pour l\u2019Afrique explique une bonne part de ces diff\u00e9rentiels d\u2019int\u00e9r\u00eat. Le PNUD estime \u00e0 24 milliards de dollars le diff\u00e9rentiel des paiements d\u2019int\u00e9r\u00eats qui peut \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 la composante subjective des notations et \u00e0 46 milliards le montant de financement \u00e9chappant aux pays africains parce que ces notations les mettent \u00e0 un niveau de risque o\u00f9 certains guichets leur sont ferm\u00e9s (UNDP 2023). La somme de ces deux \u00e9l\u00e9ments donne un total de 70 milliards,\u00a0ce qui fait le double de l\u2019aide totale re\u00e7ue par les pays africains en 2021 (environ 30 milliards de dollars).<\/p>\n<p>La surestimation du niveau de risque souverain des pays africains peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 plusieurs facteurs. Il peut s\u2019agir d\u2019une faible connaissance de ces \u00e9conomies, ou d\u2019un manque de confiance dans le syst\u00e8me d\u2019information financi\u00e8re des pays africains, de la part des agences de notations, qui par prudence, la compensent \u00e0 travers une prime de risque plus \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, la composante \u00ab\u00a0subjective\u00a0\u00bb des primes de risques, celle qui ne correspond \u00e0 aucune r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique ou financi\u00e8re tangible, contribue \u00e0 d\u00e9mesur\u00e9ment augmenter le co\u00fbt du cr\u00e9dit allou\u00e9 aux Africains.<\/p>\n<p><strong>Implications pour le S\u00e9n\u00e9gal<\/strong><\/p>\n<p>Le S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres pays africains comme Madagascar, le Rwanda, l\u2019Ouganda, et la Tanzanie, est consid\u00e9r\u00e9 comme connaissant un risque r\u00e9el de crise, mais plus mod\u00e9r\u00e9 que ceux de pays comme le Kenya, la Guin\u00e9e Bissau, l\u2019\u00c9thiopie, le Cameroun, la Gambie, la Sierra L\u00e9one, et le Soudan du Sud (UNU-WIDER 2025). De plus, son appartenance \u00e0 une zone mon\u00e9taire relativement stable, avec une politique mon\u00e9taire prudente et responsable, et surtout une mutualisation des r\u00e9serves de change, qui joue comme un coussin de s\u00e9curit\u00e9, est atout non n\u00e9gligeable pour son \u00e9conomie.<\/p>\n<p>Cependant, comme les autres pays africains, la situation de sa dette souveraine se d\u00e9grade \u00e0 un rythme inqui\u00e9tant, au fil des ans. Il est clair que si les tendances actuelles se maintiennent, le pays pourra difficilement \u00e9chapper aux cons\u00e9quences \u00e9conomiques li\u00e9es \u00e0 une telle situation, en particulier, une crise de balance des paiements avec les cons\u00e9quences \u00e9conomiques qui vont avec\u00a0: tensions budg\u00e9taires plus prononc\u00e9es, inflation galopante, baisse de la croissance, turbulences socio-politiques, etc.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me d\u2019information financi\u00e8re gagnerait \u00e0 \u00eatre am\u00e9lior\u00e9 pour davantage cr\u00e9dibiliser la signature souveraine du pays. Le r\u00e9cent rapport de la Cour des comptes a point\u00e9 du doigt les limites de notre syst\u00e8me d\u2019information. Nos comptes publics manquent singuli\u00e8rement de compl\u00e9tude. Et cela se voit \u00e0 plusieurs niveaux\u00a0: au niveau des finances publiques, au niveau des comptes ext\u00e9rieurs, tout comme au niveau des comptes sectoriels.<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9chelle internationale, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la diplomatie s\u00e9n\u00e9galaise a jou\u00e9 un r\u00f4le important, en rapport avec le G20 et l\u2019Union africaine, pour faire entendre la voix de l\u2019Afrique dans les d\u00e9bats en cours sur la r\u00e9forme de l\u2019architecture financi\u00e8re mondiale. Ce travail devrait continuer pour que le continent soit repr\u00e9sent\u00e9 dans les instances internationales de prise de d\u00e9cision sur les questions financi\u00e8res internationales, notamment au niveau de la Commission Internationale des titres. Ceci leur permettrait non seulement de fournir les donn\u00e9es n\u00e9cessaires pour une notation plus objective, mais aussi de mieux comprendre comment ils sont not\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Par: Pr Ahmadou Aly Mbaye, \u00e9conomiste La crise de la dette publique africaine peut avoir d\u2019importantes r\u00e9percussions \u00e9conomiques et sociales sur les \u00e9conomies nationales,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5252,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[23,16],"tags":[],"class_list":["post-8076","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-la-une","category-contribution","wpcat-23-id","wpcat-16-id"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.1.1 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>L\u2019Afrique face aux notations financi\u00e8res internationales. 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