{"id":5994,"date":"2024-01-31T18:05:20","date_gmt":"2024-01-31T18:05:20","guid":{"rendered":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994"},"modified":"2024-01-31T18:12:39","modified_gmt":"2024-01-31T18:12:39","slug":"leconomie-senegalaise-2012-2023-les-obstacles-sur-le-chemin-de-lemergence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994","title":{"rendered":"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 :  LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE"},"content":{"rendered":"<ol>\n<li><strong>UNE EVOLUTION CONTRASTEE DE L\u2019ECONOMIE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>L\u2019\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise a connu une \u00e9volution contrast\u00e9e dans la p\u00e9riode 2012-2023 du fait de facteurs parfois exog\u00e8nes mais surtout li\u00e9s \u00e0 des contraintes endog\u00e8nes induites par des choix politiques inappropri\u00e9es.<\/p>\n<ul>\n<li>Une croissance \u00e9conomique moins forte que pr\u00e9vu<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur la p\u00e9riode 2015-2023, l\u2019\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise a connu un taux de croissance de 5,17% en moyenne annuelle. Apr\u00e8s quatre ann\u00e9es historiquement exceptionnelles, la croissance est revenue \u00e0 compter de 2019 \u00e0 son rythme d\u2019avant 2015, avec l\u2019exception notable de 2021, une ann\u00e9e de rattrapage de la forte baisse cons\u00e9cutive \u00e0 l\u2019impact n\u00e9gatif de la pand\u00e9mie de COVID-19. La croissance est estim\u00e9e \u00e0 6,5 % et 4,2 % en 2021 et 2022 et elle est projet\u00e9e \u00e0 4,1 % en 2023, avec une moyenne de 4,2 % l\u2019an sur l\u2019ensemble de la p\u00e9riode 2019-2023<\/p>\n<ul>\n<li>Un d\u00e9ficit budg\u00e9taire en hausse<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le rench\u00e9rissement du prix du p\u00e9trole et de l\u2019importation de biens, d&rsquo;\u00e9quipements et de produits alimentaires, a fait passer le d\u00e9ficit courant en moyenne de 7 % en 2018 \u00e0 10 % entre 2020-2023. L&rsquo;inflation mesur\u00e9e par le d\u00e9flateur du PIB est ressortie \u00e0 8,6% en 2022 avant de tomber \u00e0 5,3% en 2023.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, le d\u00e9ficit budg\u00e9taire s\u2019est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 sous le double effet de l\u2019augmentation des d\u00e9penses publiques et de la lente progression des recettes fiscales\u00a0: il est pass\u00e9 de 2,5 % en 2018 \u00e0 3,9 % en 2019 (pour une norme UEMOA fix\u00e9e \u00e0 3%), avant de se creuser davantage en passant \u00e0 6,4 % en 2020, puis \u00e0 environ 6,5 % en 2021 et 2022 et 5,5 % en 2023. En moyenne, le d\u00e9ficit budg\u00e9taire est de l\u2019ordre de 3,8 % entre 2014 et 2018 et de 6 % entre 2020 et 2023.<\/p>\n<ul>\n<li>Une dette \u00e9lev\u00e9e<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour rappel, le S\u00e9n\u00e9gal a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l&rsquo;Initiative des Pays Pauvres Tr\u00e8s Endett\u00e9s (PPTE) et de l\u2019Initiative d&rsquo;All\u00e8gement de la Dette Multilat\u00e9rale (IADM). La cons\u00e9quence est une r\u00e9duction substantielle du ratio dette sur PIB qui est pass\u00e9 de 78 % en 2000 \u00e0 20,6 % en 2006.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des efforts r\u00e9els de reprofilage de la dette en termes de taux d\u2019int\u00e9r\u00eat et de d\u00e9lai de maturit\u00e9, le ratio dette sur PIB s\u2019est inscrit \u00e0 la hausse continue \u00e0 partir de 2014. En moins de 10 ans, l\u2019encours de la dette publique a plus que doubl\u00e9, passant de 4 004,89 milliards en 2014 \u00e0 8903,41 milliards en 2020 ; et sur l\u2019ensemble de la p\u00e9riode 2012-2023, l\u2019encours de la dette publique a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 4, passant de 3076,02 milliards en 2012 \u00e0 13 154,02 milliards (dette administration centrale). Le ratio dette\/PIB passe de 34,1 % en 2012 \u00e0 69,8 % en 2023. La dette publique totale est estim\u00e9e \u00e0 14 602 milliards en 2023 soit 76,8 % du PIB (plus que la moyenne de l\u2019UEMOA, fix\u00e9e \u00e0 70 %).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019analyse, on peut faire deux constats :<\/p>\n<p>&#8211; la nette baisse de la croissance \u00e9conomique \u00e0 compter de 2019 est un signe de manque de r\u00e9silience de l\u2019\u00e9conomie. En effet, malgr\u00e9 la hausse continue de la dette et l\u2019am\u00e9lioration du taux d\u2019investissement enregistr\u00e9es sur la p\u00e9riode 2014-2023, la croissance \u00e9conomique a nettement baiss\u00e9 \u00e0 compter de 2019, p\u00e9riode ant\u00e9rieure aux chocs de la pand\u00e9mie de COVID-19 et de la guerre en Ukraine, intervenus en 2020 et 2022.<\/p>\n<p>&#8211; Durant la m\u00eame p\u00e9riode, le PIB nominal a \u00e9volu\u00e9 (+ 7 % en moyenne annuelle) beaucoup moins rapidement que l&rsquo;\u00e9volution de l\u2019encours de la dette (14,2 % en moyenne annuelle). Le revenu par t\u00eate est ressorti \u00e0 1598 (dollar US courant) en 2022 ; il a augment\u00e9 de 19 % entre 2012 et 2022.<\/p>\n<ul>\n<li>Un investissement peu efficient<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le taux d\u2019investissement public a connu une progression relativement constante. En effet, le S\u00e9n\u00e9gal s\u2019est engag\u00e9 dans un vaste programme d\u2019investissement public \u00e0 travers diff\u00e9rents projets, tels que les routes, les autoroutes, les infrastructures de transport, etc. Globalement, les d\u00e9penses d\u2019investissement sont estim\u00e9es \u00e0 pr\u00e8s de 14581,33 milliards, soit une moyenne annuelle de 1215,11 milliards. L\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des programmes d\u2019investissement se d\u00e9cline en deux phases.<\/p>\n<p>-Dans la p\u00e9riode 2014-2018, l\u2019investissement public total se chiffre \u00e0 5293,12 milliards, soit une moyenne annuelle de 1059,82 milliards.<\/p>\n<p>-Dans la p\u00e9riode 2019-2023, l\u2019investissement public a connu une acc\u00e9l\u00e9ration plus forte avec un total \u00e9gal \u00e0 6165,05 milliards, soit 1541,26 milliards, sup\u00e9rieur \u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>L\u2019utilisation de ressources externes pour le financement d\u2019investissements qui g\u00e9n\u00e8rent des revenus additionnels taxables au mieux apr\u00e8s un d\u00e9lai relativement long, se traduit par une d\u00e9t\u00e9rioration du d\u00e9ficit budg\u00e9taire et une tendance \u00e0 la hausse du service de la dette. Ainsi, sur la p\u00e9riode 2012-2023, le service de la dette \u00e9volue quasiment au m\u00eame rythme que l\u2019encours et s\u2019en trouve multipli\u00e9 par cinq, passant de 343,2 milliards \u00e0 1693 milliards. Il a repr\u00e9sent\u00e9 48,7 % des recettes fiscales en 2023 contre 24,7 % en 2012. Le ratio service de la dette ext\u00e9rieure par rapport aux recettes budg\u00e9taires et aux exportations est ressorti \u00e0 30,8 % et 24,8 % en 2023 pour des normes fix\u00e9es \u00e0 22 % et 25 %, respectivement, dans le cadre de l\u2019analyse de la viabilit\u00e9 de la dette.<\/p>\n<ul>\n<li>Une masse salariale en hausse<\/li>\n<\/ul>\n<p>Entre 2014 et 2023, la masse salariale a plus que doubl\u00e9 en 10 ans. Elle a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par 2,5 points avec une forte acc\u00e9l\u00e9ration dans la p\u00e9riode 2017-2023 o\u00f9 elle a plus que doubl\u00e9, passant de 600 milliards \u00e0 1235 milliards. Ainsi, le ratio masse salariale\/recettes fiscales est pass\u00e9 de 32,2 % en 2017 \u00e0 34,25 % en 2020 et 2021 pour atteindre le niveau de 35,15 % et 35,42 % respectivement pour 2022 et 2023 pour un seuil UEMOA fix\u00e9 \u00e0 35 %. L&rsquo;augmentation de la masse salariale est en grande partie li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation du nombre des agents de l\u2019Etat qui est pass\u00e9 de 91 401 en 2011 \u00e0 175 000 en 2023, soit une augmentation de 91,46 %. La hausse de la masse salariale intervient dans un contexte de baisse de la croissance \u00e9conomique et d\u2019une augmentation du d\u00e9ficit budg\u00e9taire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Un ch\u00f4mage important<\/li>\n<\/ul>\n<p>La population active est estim\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de 55 % de la population totale en 2023. On estime que chaque ann\u00e9e, pr\u00e8s de 200 000 actifs int\u00e8grent le march\u00e9 du travail dont les capacit\u00e9s d\u2019absorption sont tr\u00e8s limit\u00e9es. Le niveau du ch\u00f4mage \u00e9valu\u00e9 \u00e0 15,6 % en 2017 a fortement vari\u00e9 en hausse, passant \u00e0 22,9 % en 2022 ;<\/p>\n<ol>\n<li><strong>POUR UNE VERITABLE RELANCE DE L\u2019ECONOMIE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La pand\u00e9mie de COVID-19 et la guerre en Ukraine ont entra\u00een\u00e9 un contexte international marqu\u00e9 par de multiples chocs simultan\u00e9s sur l\u2019offre (chute de la production) et la demande (baisse de la consommation). Ces chocs ont entrain\u00e9 d\u2019une part, une forte inflation \u00e0 la base d\u2019une \u00e9rosion des revenus r\u00e9els et d\u2019une augmentation du co\u00fbt de la vie et d\u2019autre part, un rench\u00e9rissement des importations avec comme cons\u00e9quence une aggravation des d\u00e9ficits courants et budg\u00e9taires.<\/p>\n<p>La hausse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat cons\u00e9cutive \u00e0 la lutte contre l\u2019inflation a entra\u00een\u00e9 un resserrement des conditions financi\u00e8res, rendant plus difficile l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 des capitaux \u00e0 des conditions compatibles avec la viabilit\u00e9 de la dette.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, la relance de l&rsquo;\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise post-COVID devrait s\u2019articuler autour d\u2019une bonne maitrise du cadre macro\u00e9conomique et une meilleure d\u00e9finition des axes politiques.<\/p>\n<ul>\n<li>CADRE MACRO-ECONOMIQUE DE LA RELANCE<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des investissements ainsi que le plan de riposte puis de relance post-COVID mis en place pour limiter \u00e9galement les effets de la guerre en Ukraine ont eu des impacts directs sur les d\u00e9penses publiques, les soldes budg\u00e9taires et l\u2019endettement du pays qui ont sensiblement augment\u00e9.<\/p>\n<p>Cela a eu un effet positif sur la formation brute de capital fixe et la croissance du secteur r\u00e9el\u00a0; mais tout en r\u00e9duisant la marge de man\u0153uvre future \u00e0 travers l\u2019alourdissement du service de la dette qui fait peser des risques accrus sur la viabilit\u00e9 du cadre macro\u00e9conomique et les perspectives de diversification de l\u2019appareil de production hors gaz et p\u00e9trole.<\/p>\n<p>La hausse du d\u00e9ficit budg\u00e9taire a r\u00e9duit incontestablement la marge de man\u0153uvre de la politique budg\u00e9taire, et accru l\u2019encours de la dette qui s\u2019en trouve \u00eatre un motif suppl\u00e9mentaire de relance d\u2019une croissance durable.<\/p>\n<p>Dans ce contexte g\u00e9n\u00e9ral, les d\u00e9fis \u00e0 relever consistent \u00e0 : r\u00e9duire sensiblement le d\u00e9ficit budg\u00e9taire et le ramener dans les normes de l\u2019UEMOA\u00a0; maitriser l\u2019\u00e9volution de la dette tout en pr\u00e9servant le potentiel de croissance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>R\u00e9duction du d\u00e9ficit budg\u00e9taire<\/li>\n<\/ul>\n<p>La mise en place d\u2019un plan de retour \u00e0 un ratio d\u00e9ficit budg\u00e9taire\/PIB \u00e9gal \u00e0 3 % (crit\u00e8re de convergence de l\u2019UEMOA) s\u2019impose \u00e0 tr\u00e8s court terme. Il s\u2019agit d\u2019asseoir une strat\u00e9gie qui combine une plus grande ma\u00eetrise de la d\u00e9pense budg\u00e9taire et la pr\u00e9servation du potentiel de croissance \u00e9conomique. On pourrait ainsi envisager un retour progressif du d\u00e9ficit budg\u00e9taire au point de convergence en 2025, avec une r\u00e9duction en cascade de 3,5 % en 2024 et de 3 % en 2025, tenant compte des imp\u00e9ratifs budg\u00e9taires de la relance de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<ul>\n<li>Maitrise de la dette<\/li>\n<\/ul>\n<p>La soutenabilit\u00e9 de la dette publique est essentielle pour disposer d\u2019une marge de man\u0153uvre budg\u00e9taire qui permet de faire face aux chocs \u00e9ventuels et de financer les objectifs de d\u00e9veloppement. A cet effet, il s\u2019agit d\u2019ins\u00e9rer la strat\u00e9gie de la dette \u00e0 moyen terme dans un plan int\u00e9gr\u00e9 de pr\u00e9servation et de rel\u00e8vement du potentiel de croissance\u00a0\u00e9conomique ; tout en contenant l\u2019inflation et en \u0153uvrant \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie des m\u00e9nages.<\/p>\n<p>En 2023, les d\u00e9penses courantes \u00e9taient \u00e9valu\u00e9es \u00e0 17,8 % du PIB, contre 16,6 % en 2022. Avant la crise de la COVID-19, les d\u00e9penses courantes \u00e9taient environ de 15 % du PIB en moyenne annuelle. En plus des effets de l\u2019\u00e9volution de la masse salariale et du service de la dette \u00e9voqu\u00e9e ci-avant, l\u2019augmentation des d\u00e9penses courantes est aussi aliment\u00e9e par celles des subventions.<\/p>\n<p>La subvention ne peut pas \u00eatre \u00e9limin\u00e9e, mais on peut en am\u00e9liorer l&rsquo;efficacit\u00e9. Sous ce rapport, la stabilisation des subventions sera financ\u00e9e par la compression des d\u00e9penses d&rsquo;investissement et des d\u00e9penses courantes moins prioritaires dans le cadre d&rsquo;une r\u00e9vision globale des d\u00e9penses publiques qui va privil\u00e9gier le financement des programmes prioritaires et ayant un impact productif. La rationalisation des d\u00e9penses doit s&rsquo;op\u00e9rer sous l\u2019effet d\u2019une double pr\u00e9caution\u00a0: (i) la protection des d\u00e9penses sociales prioritaires, notamment celles b\u00e9n\u00e9ficiant aux groupes vuln\u00e9rables\u00a0; (ii) la sauvegarde des d\u00e9penses r\u00e9currentes et des investissements indispensables au maintien de l\u2019\u00e9conomie sur la trajectoire de croissance cibl\u00e9e. Les d\u00e9penses devraient \u00eatre plus orient\u00e9es \u00e0 rem\u00e9dier aux effets inflationnistes et \u00e0 am\u00e9liorer les conditions de vie des populations.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agira aussi de mener une politique de rationalisation des d\u00e9penses d\u2019investissement \u00e0 travers une approche de financements qui s\u2019appuie sur le partenariat public priv\u00e9 (PPP) pour la r\u00e9alisation des infrastructures qui s\u2019y pr\u00eatent.<\/p>\n<ul>\n<li>Mobilisation des ressources<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour pouvoir financer la relance post pand\u00e9mie de COVID-19 dans un contexte de r\u00e9cession mondiale et d&rsquo;un d\u00e9ficit budg\u00e9taire \u00e9lev\u00e9, le S\u00e9n\u00e9gal aura besoin de fournir beaucoup d&rsquo;efforts pour la mobilisation des ressources domestiques.<br \/>\nDans ce cadre, il va falloir trouver un compromis entre un syst\u00e8me fiscal qui soit capable de restaurer les finances publiques tout en garantissant la croissance \u00e9conomique. \u00c0 cet \u00e9gard, les orientations fiscales vont porter sur un \u00e9largissement de l&rsquo;assiette ; une am\u00e9lioration du recouvrement des recettes non fiscales et une poursuite de la r\u00e9\u00e9valuation des incitations fiscales dans le but de supprimer celles qui ne r\u00e9pondent pas aux objectifs vis\u00e9s.<br \/>\nPar ailleurs, la mobilisation des ressources internes devrait aller de pair avec une red\u00e9finition des d\u00e9penses prioritaires devant porter la relance de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>LES AXES DE LA POLITIQUE DE LA RELANCE<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le S\u00e9n\u00e9gal souffre d\u2019un mod\u00e8le \u00e9conomique d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9. Globalement, le niveau de contribution des secteurs dans le PIB ainsi que la r\u00e9partition sectorielle de l\u2019emploi r\u00e9sultent de la faible productivit\u00e9 totale des facteurs de production. En effet, la productivit\u00e9 du travail a peu \u00e9volu\u00e9, en particulier dans le secteur agricole. La productivit\u00e9 est estim\u00e9e \u00e0 0,2 point en moyenne en 2017. La contribution du secteur secondaire \u00e0 la productivit\u00e9 globale des facteurs reste timide : elle est estim\u00e9e \u00e0 1,4 en 2017 et demeure largement inf\u00e9rieure \u00e0 celle du tertiaire, estim\u00e9e \u00e0 2,9 dans la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Il en ressort que le secteur primaire n&rsquo;a pas jou\u00e9 le r\u00f4le de transformation de l\u2019\u00e9conomie que permet un surplus agricole r\u00e9el sous forme de transfert de ressources humaines et de capitaux, en particulier au b\u00e9n\u00e9fice des activit\u00e9s manufacturi\u00e8res. En d\u2019autres termes, le secteur secondaire n&rsquo;a pas \u00e9volu\u00e9 dans le sens d&rsquo;absorber l\u2019exc\u00e8dent de main-d&rsquo;\u0153uvre du secteur primaire qui concentre plus de la moiti\u00e9 de la main-d&rsquo;\u0153uvre totale.<\/p>\n<p>Cette configuration explique le d\u00e9s\u00e9quilibre structurel dans la r\u00e9partition sectorielle de l&#8217;emploi. Ainsi, entre 2012 et 2023, la part du secteur primaire dans l\u2019emploi est pass\u00e9 de 55 % en 2011 \u00e0 52,7 % en 2020, alors que sa contribution au PIB est de l\u2019ordre de 17 % sur la m\u00eame p\u00e9riode. La part du secteur tertiaire dans l\u2019emploi est pass\u00e9 de 33 % en 2011 \u00e0 41 % en 2020, avec une contribution au PIB de l\u2019ordre de 61 %. La part du secteur secondaire dans l\u2019emploi repr\u00e9sente 20,2 % en 2020 pour une contribution au PIB stabilis\u00e9e autour de 22 %.<br \/>\nLa transformation structurelle de l&rsquo;\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise est encore lente et n\u00e9cessite une am\u00e9lioration cons\u00e9quente et continue de la productivit\u00e9 pour acc\u00e9l\u00e9rer fortement la croissance \u00e9conomique et ajuster le niveau de l\u2019emploi.<\/p>\n<p>L\u2019enjeu imp\u00e9ratif pour le S\u00e9n\u00e9gal, c&rsquo;est d\u2019op\u00e9rer les ruptures n\u00e9cessaires pour r\u00e9aliser une croissance forte, soutenue et inclusive qui acc\u00e9l\u00e8re la transformation structurelle, g\u00e9n\u00e8re des emplois et am\u00e9liore les conditions de vie des populations. Dans ce contexte, le plan de relance doit porter, \u00e0 la fois, sur une politique de la demande visant notamment \u00e0 stimuler la consommation des m\u00e9nages et une politique de l\u2019offre ayant pour objectif de renforcer la comp\u00e9titivit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie, articul\u00e9e autour de cinq axes prioritaires.<\/p>\n<ul>\n<li>Axe 1<strong> : Placer le d\u00e9veloppement du secteur primaire au c\u0153ur de la politique de<\/strong> <strong>relance.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019agriculture doit jouer un r\u00f4le cl\u00e9 comme moteur de changement structurel, porteur de croissance, capable de cr\u00e9er des emplois. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le secteur agricole a enregistr\u00e9 des r\u00e9sultats mitig\u00e9s malgr\u00e9 la mise en \u0153uvre d\u2019importants programmes d\u2019am\u00e9lioration, de renforcement et de modernisation de la base de production agricole. Sans l\u2019introduction ou l\u2019expansion de produits \u00e0 valeur commerciale plus forte, l\u2019agriculture s\u00e9n\u00e9galaise, continuera de souffrir de la faible productivit\u00e9 qui limite grandement ses potentialit\u00e9s et son r\u00f4le dans la transformation structurelle de l&rsquo;\u00e9conomie. Contrairement aux objectifs, le secteur n\u2019a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un important investissement capable de lui faire jouer un r\u00f4le primordial. En effet la part du secteur primaire dans les investissements directs (emprunt +subvention) a \u00e9t\u00e9 en moyenne de 20% dans la p\u00e9riode totale 2014-2021 contre 10% pour le secondaire, 26% pour le tertiaire et 43% pour le quaternaire. Autrement dit, on a plus investi sur les infrastructures et le transport que sur l\u2019agriculture et l\u2019industrie. Il convient par cons\u00e9quent d\u2019inverser l\u2019ordre des priorit\u00e9s et d\u2019impulser par un investissement massif et en rapport avec les besoins de l\u2019initiative priv\u00e9e dans son ensemble, une agriculture hautement productive et rentable qui assure une croissance inscrite dans la durabilit\u00e9 permettant d\u2019atteindre l\u2019autosuffisance agricole et l\u2019augmentation des exportations agricoles.<\/p>\n<ul>\n<li>Axe 2<strong>\u00a0: Red\u00e9ployer le secteur secondaire<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019industrie est au centre du processus de transformation structurelle. En effet, les activit\u00e9s manufacturi\u00e8res ont la capacit\u00e9 d\u2019absorber la main d\u2019\u0153uvre au ch\u00f4mage ou sous-employ\u00e9e\u00a0; ce qui permet d\u2019accro\u00eetre la productivit\u00e9 du travail, d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la croissance et de favoriser la cr\u00e9ation d\u2019emploi.<\/p>\n<p>On note une d\u00e9croissance du secteur secondaire dans la formation du PIB\u00a0; sa part est pass\u00e9e en moyenne de 32 % entre 1960-1994 \u00e0 23 % entre 1995-2005 et \u00e0 19 % entre 2006-2012. Toutefois, depuis 2014, on assiste \u00e0 une l\u00e9g\u00e8re remont\u00e9e de la contribution du secteur secondaire au PIB, estim\u00e9e \u00e0 22 %. Cette tendance pourrait \u00eatre consolid\u00e9e et renforc\u00e9e par la production prochaine de p\u00e9trole et de gaz, et la diversification de l\u2019\u00e9conomie hors hydrocarbures que l\u2019utilisation des revenus additionnels cr\u00e9\u00e9s permettrait de financer.<\/p>\n<p>Dans cette perspective, il s\u2019agit de favoriser d\u2019importants investissements vers les industries agro-alimentaires (transformation et valorisation des produits agricoles), le textile (confection, habillement) et l\u2019industrie num\u00e9rique (offshoring informatique, \u00e9lectronique), qui sont des secteurs \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e pouvant impacter positivement tant la productivit\u00e9 que la cr\u00e9ation d&#8217;emplois.<\/p>\n<ul>\n<li>Axe 3<strong> : La relance du tourisme<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le tourisme permet d\u2019augmenter la demande adress\u00e9e \u00e0 l\u2019appareil de production nationale tout en g\u00e9n\u00e9rant des devises pour l\u2019am\u00e9lioration de la balance des paiements. Comme destination touristique, le S\u00e9n\u00e9gal dispose encore de marges de progression substantielles. En effet, le tourisme contribue encore pour 7 % au PIB et g\u00e9n\u00e8re plus de 100 000 emplois directs et indirects.<\/p>\n<p>Toutefois, le secteur souffre d\u2019un d\u00e9ficit de comp\u00e9titivit\u00e9 et de promotion de la destination. Il a \u00e9t\u00e9 fortement affect\u00e9 par la crise COVID-19. C\u2019est un \u00e9tat des lieux plein de d\u00e9fis et qui n\u00e9cessite une prise en charge imm\u00e9diate pour une relance appropri\u00e9e.<\/p>\n<ul>\n<li>Axe 4<strong> : R\u00e9inventer le syst\u00e8me \u00e9ducatif<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>B\u00e2tir un syst\u00e8me \u00e9ducatif performant, c\u2019est aussi assurer, entre autres, la formation d\u2019une main d&rsquo;\u0153uvre qualifi\u00e9e et des comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour l\u2019attractivit\u00e9 et la comp\u00e9titivit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, l&rsquo;\u00e9ducation pour tous est un objectif prioritaire qui fait l\u2019objet de plans d\u00e9cennaux successifs depuis les ann\u00e9es 1990. \u00a0Plus r\u00e9cemment, les niveaux de scolarisation ont augment\u00e9. Pour autant, la g\u00e9n\u00e9ralisation de l\u2019enseignement reste toujours un objectif \u00e0 atteindre en d\u00e9pit de la priorit\u00e9 accord\u00e9e. De m\u00eame, un pourcentage important de ceux qui vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire ne terminent pas ou ne r\u00e9ussissent pas la transition vers l\u2019enseignement secondaire. Enfin, la qualit\u00e9 des enseignements et l\u2019ad\u00e9quation de la formation aux besoins de l\u2019emploi sont aussi des objectifs constants de la politique \u00e9ducative et de la formation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Axe 5<strong> : Soutenir le secteur de la sant\u00e9<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Indubitablement, l\u2019une des le\u00e7ons de la crise de la COVID-19 est que la s\u00e9curit\u00e9 sanitaire des citoyens constitue un domaine d\u2019action collective, et que seul un syst\u00e8me de sant\u00e9 publique robuste et r\u00e9silient pourrait \u00eatre le garant de la bonne sant\u00e9 de la population.<\/p>\n<p>La crise a mis en exergue l&rsquo;urgence de r\u00e9former le syst\u00e8me de sant\u00e9 et des investissements importants dans le renforcement du capital humain, notamment le m\u00e9dical humain (m\u00e9decins, infirmiers, etc.), les \u00e9quipements m\u00e9dicaux, et les infrastructures dans une distribution qui respecte l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 territoriale et la densit\u00e9 de la population.<\/p>\n<p><strong>Thierno Seydou NIANE<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Economiste, Ancien Coordonnateur de l&rsquo;Unit\u00e9 de de coordination et de suivi des politiques \u00e9conomiques (UCSPE) MEF<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ancien Directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Caisse des d\u00e9p\u00f4ts et consignations (CDC)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>UNE EVOLUTION CONTRASTEE DE L\u2019ECONOMIE L\u2019\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise a connu une \u00e9volution contrast\u00e9e dans la p\u00e9riode 2012-2023 du fait de facteurs parfois exog\u00e8nes mais surtout li\u00e9s&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5998,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"class_list":["post-5994","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contribution","wpcat-16-id"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.1.1 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE - challenges economiques<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE - challenges economiques\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"UNE EVOLUTION CONTRASTEE DE L\u2019ECONOMIE L\u2019\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise a connu une \u00e9volution contrast\u00e9e dans la p\u00e9riode 2012-2023 du fait de facteurs parfois exog\u00e8nes mais surtout li\u00e9s...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"challenges economiques\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-01-31T18:05:20+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-01-31T18:12:39+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"740\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"704\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"16 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/b4568c9afebc5a9238a771873801e349\"},\"headline\":\"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE\",\"datePublished\":\"2024-01-31T18:05:20+00:00\",\"dateModified\":\"2024-01-31T18:12:39+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\"},\"wordCount\":3310,\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg\",\"articleSection\":[\"Contribution\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\",\"url\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\",\"name\":\"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE - challenges economiques\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg\",\"datePublished\":\"2024-01-31T18:05:20+00:00\",\"dateModified\":\"2024-01-31T18:12:39+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/b4568c9afebc5a9238a771873801e349\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg\",\"width\":740,\"height\":704},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#website\",\"url\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/\",\"name\":\"challenges economiques\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/b4568c9afebc5a9238a771873801e349\",\"name\":\"admin\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/099e42240b5eea11acdb72751fcce0dd918603f0749d24974b7984ea47ed9fd9?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/099e42240b5eea11acdb72751fcce0dd918603f0749d24974b7984ea47ed9fd9?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"admin\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/challengeseconomiques.com\"],\"url\":\"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?author=1\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE - challenges economiques","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE - challenges economiques","og_description":"UNE EVOLUTION CONTRASTEE DE L\u2019ECONOMIE L\u2019\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise a connu une \u00e9volution contrast\u00e9e dans la p\u00e9riode 2012-2023 du fait de facteurs parfois exog\u00e8nes mais surtout li\u00e9s...","og_url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994","og_site_name":"challenges economiques","article_published_time":"2024-01-31T18:05:20+00:00","article_modified_time":"2024-01-31T18:12:39+00:00","og_image":[{"width":740,"height":704,"url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"admin","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"admin","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"16 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994"},"author":{"name":"admin","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/b4568c9afebc5a9238a771873801e349"},"headline":"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE","datePublished":"2024-01-31T18:05:20+00:00","dateModified":"2024-01-31T18:12:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994"},"wordCount":3310,"image":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg","articleSection":["Contribution"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994","url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994","name":"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE - challenges economiques","isPartOf":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg","datePublished":"2024-01-31T18:05:20+00:00","dateModified":"2024-01-31T18:12:39+00:00","author":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/b4568c9afebc5a9238a771873801e349"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#primaryimage","url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg","contentUrl":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg","width":740,"height":704},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=5994#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"L\u2019ECONOMIE SENEGALAISE 2012-2023 : LES OBSTACLES SUR LE CHEMIN DE L\u2019EMERGENCE"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#website","url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/","name":"challenges economiques","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/b4568c9afebc5a9238a771873801e349","name":"admin","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/099e42240b5eea11acdb72751fcce0dd918603f0749d24974b7984ea47ed9fd9?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/099e42240b5eea11acdb72751fcce0dd918603f0749d24974b7984ea47ed9fd9?s=96&d=mm&r=g","caption":"admin"},"sameAs":["https:\/\/challengeseconomiques.com"],"url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?author=1"}]}},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/tsniane.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5994","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5994"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5994\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5996,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5994\/revisions\/5996"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5998"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5994"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5994"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5994"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}