{"id":3195,"date":"2022-04-24T01:39:16","date_gmt":"2022-04-24T01:39:16","guid":{"rendered":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=3195"},"modified":"2022-04-24T02:04:19","modified_gmt":"2022-04-24T02:04:19","slug":"le-developpement-cest-de-laudace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/challengeseconomiques.com\/?p=3195","title":{"rendered":"Le d\u00e9veloppement, c\u2019est de l\u2019audace !"},"content":{"rendered":"<p><strong>On ne peut plus d\u00e9plorer le manque d\u2019impact des investissements, si ceux-ci \u00e9chappent \u00e0 toute logique. L\u2019\u00e9conomiste s\u00e9n\u00e9galais Ch\u00e9rif Salif Sy veut voir les pays africains se doter de plans de d\u00e9veloppement audacieux, souverains et int\u00e9gr\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Universitaire, ancien haut fonctionnaire et ancien ministre d\u2019Abdoulaye Wade, vous \u00eates un homme d\u2019exp\u00e9rience et, surtout, de r\u00e9flexion. Comment appr\u00e9hender l\u2019Afrique qui semble aujourd\u2019hui \u00e0 la crois\u00e9e des chemins ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong>La situation du continent est aussi pr\u00e9occupante qu\u2019elle suscite des espoirs. Malheureusement, si nous consid\u00e9rons seulement l\u2019agriculture, nous voyons que les r\u00e9ponses ne sont toujours pas \u00e0 la hauteur des d\u00e9fis. Ceci, tout simplement parce qu\u2019il n\u2019y a pas de strat\u00e9gie d\u2019industrialisation ou de d\u00e9veloppement du secteur qui soit articul\u00e9e aux transformations structurelles n\u00e9cessaires \u00e0 son industrialisation.<\/p>\n<p>Pour l\u2019essentiel, l\u2019agriculture a servi jusqu\u2019ici \u00e0 exporter des productions locales. Elle devrait \u00eatre un levier du d\u00e9veloppement et de l\u2019industrialisation en lien avec l\u2019activit\u00e9 de transformation. N\u00e9anmoins, l\u2019espoir est permis, car depuis quelques ann\u00e9es, la production agricole africaine nourrit de plus en plus les Africains.<\/p>\n<p><strong>Avec 60 millions km<sup>2<\/sup> de terres arables, l\u2019Afrique a des atouts consid\u00e9rables. Pourquoi les \u00c9tats tardent-ils tant \u00e0 entrer dans le cycle de la transformation que vous \u00e9voquez ?<\/strong><\/p>\n<p>Je ne crois pas qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un probl\u00e8me de disponibilit\u00e9 des terres arables. M\u00eame l\u00e0 o\u00f9 la terre est bien exploit\u00e9e, le peu de lien entre l\u2019agriculture et l\u2019industrie n\u2019a toujours pas entra\u00een\u00e9 l\u2019am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 et du revenu paysan. C\u2019est cela le grand probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, la valeur ajout\u00e9e du secteur agricole est rest\u00e9e stagnante malgr\u00e9 tous les efforts et les sommes investies. C\u2019est le cas du S\u00e9n\u00e9gal. Il faut nous redresser et s\u2019occuper de cette situation. Il n\u2019est pas possible de continuer ainsi ! Surtout aujourd\u2019hui o\u00f9 nous vivons une rupture des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement internationales et que, dans tous les discours, il y a le d\u00e9sir de repenser les cha\u00eenes locales.<\/p>\n<p>Nous voyons en Afrique un probl\u00e8me de terres insuffisamment utilis\u00e9es et aussi de productivit\u00e9 absente en raison du manque de formation dans le domaine agricole.<\/p>\n<p><strong>En visitant le nord du S\u00e9n\u00e9gal, dans les r\u00e9gions du fleuve S\u00e9n\u00e9gal, on peut se rendre compte de sa richesse inestimable, y vivent 15 millions d\u2019habitants. Pourtant, elle est la r\u00e9gion la plus pauvre du pays. <\/strong><\/p>\n<p>L\u00e0 aussi, la politique agricole n\u2019est pas articul\u00e9e \u00e0 l\u2019industrialisation s\u00e9n\u00e9galaise. S\u2019y ajoute un probl\u00e8me de qualification. Le gouvernement Wade, ayant compris le probl\u00e8me, avait cr\u00e9\u00e9 l\u2019Agence nationale de conseil agricole et rural. Celle-ci diffusait les savoir-faire nouveaux, l\u2019intelligence et l\u2019innovation pour l\u2019am\u00e9lioration des terres.<\/p>\n<p>H\u00e9las, cela a pris un retard colossal parce que le gouvernement s\u2019est focalis\u00e9 sur les petites industries des centres urbains. C\u2019est ce qui explique aussi le d\u00e9placement de nombres si importants de jeunes des zones rurales vers les zones urbaines, cr\u00e9ant un ch\u00f4mage massif.<\/p>\n<p><strong>On \u00e9voque toujours des probl\u00e8mes d\u2019employabilit\u00e9, de ch\u00f4mage, et de formation. L\u2019Afrique avance-t-elle, et \u00e0 quel rythme ? <\/strong><\/p>\n<p>Il faut saluer les efforts qui sont faits. Mais quand on dit que l\u2019Afrique avance, on n\u2019a rien dit. La croissance \u00e9conomique est extr\u00eamement lente par rapport aux pays asiatiques. Cela parce que nous n\u2019avons simplement pas mis\u00e9 sur une agriculture moderne qui r\u00e9utilise l\u2019\u00e9nergie, qui s\u2019\u00e9quipe de nouvelles machines, et qui forme les paysans. D\u2019ailleurs, nous employons encore le terme de paysan, ce qui est tr\u00e8s significatif dans ce contexte, au lieu de parler d\u2019agriculteur form\u00e9 aux outils modernes.<\/p>\n<p>La question \u00e9nerg\u00e9tique, qui devrait \u00eatre \u00e0 la base de la modernisation de l\u2019agriculture, soul\u00e8ve beaucoup de probl\u00e8mes. En nous comparant \u00e0 nos concurrents asiatiques, nous voyons que 75% de l\u2019\u00e9nergie commerciale distribu\u00e9e va au secteur productif, dont l\u2019agriculture fait partie. Or, chez nous en Afrique, c\u2019est l\u2019inverse. 75% de l\u2019\u00e9nergie commerciale distribu\u00e9e va aux loisirs et \u00e0 l\u2019\u00e9clairage domestique. Nous ne pouvons pas nous d\u00e9velopper ainsi.<\/p>\n<p>Nous devons nous pencher s\u00e9rieusement sur le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture pour en faire un objet de cr\u00e9ation de richesses et d\u2019\u00e9panouissement complet de l\u2019homme. Nous d\u00e9plorons des failles consid\u00e9rables en d\u00e9pit des grandes annonces des chefs d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p><strong>Michel Camdessus, ancien directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI, disait&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il faut savoir r\u00e9former \u00e0 temps.<\/em>&nbsp;\u00bb L\u2019Afrique est-elle bien dans cet \u00e9tat d\u2019esprit ?<\/strong><\/p>\n<p>Quand la r\u00e9flexion et les efforts se font de la mani\u00e8re que nous connaissons, c\u2019est-\u00e0-dire en ignorant le caract\u00e8re global du d\u00e9veloppement, les actes produisent des r\u00e9ussites \u00e9parses et autant d\u2019\u00e9checs. C\u2019est le cas pour l\u2019agriculture, pour l\u2019industrie et pour d\u2019autres secteurs encore. L\u2019investissement massif par les banques dans les infrastructures, agricoles notamment, n\u2019est pas entrepris dans le cadre d\u2019une vision globale. On s\u00e8me des graines par-ci ou par-l\u00e0 alors que tout devrait \u00eatre articul\u00e9.<\/p>\n<p>En cela, Michel Camdessus a parfaitement raison de dire que les secteurs qui doivent porter le d\u00e9veloppement sont isol\u00e9s du reste de l\u2019\u00e9conomie, dans la r\u00e9flexion comme dans la conception des programmes. Cela fait que nous sommes comme des canards boiteux. Nous ne r\u00e9coltons pas les ressources attendues de l\u2019argent qui est inject\u00e9. Ce qui nous manque, \u00e0 nouveau, est que l\u2019agriculture et l\u2019industrie soient int\u00e9gr\u00e9es dans un plan g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social.<\/p>\n<p><strong>Dans une Afrique plurielle, comment appr\u00e9ciez-vous les exp\u00e9riences et quelles sont celles qui marchent le mieux ?<\/strong><\/p>\n<p>Pour parler de l\u2019exp\u00e9rience que je connais le mieux, en tant que S\u00e9n\u00e9galais, les nombreux efforts faits sont peut-\u00eatre dus \u00e0 l\u2019organisation du pays. Depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, le gouvernement ne peut plus s\u2019isoler pour d\u00e9finir la politique agricole. Toutes les organisations fa\u00eeti\u00e8res sont impliqu\u00e9es ainsi que les instituts de recherche et les travailleurs de la terre. Un mouvement d\u2019ensemble fait que le pays, comme le Rwanda et d\u2019autres, est en effet nourri par la production locale. C\u2019est une bonne chose.<\/p>\n<p>Je citerai aussi l\u2019innovation scientifique et technologique. Le Rwanda comme le S\u00e9n\u00e9gal investissent beaucoup dans la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, et nous savons que cela est important pour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture. Il va de soi qu\u2019un programme ne peut pas \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9 sans formation au d\u00e9veloppement agricole. Cela dit, le retard de l\u2019Afrique est tr\u00e8s important. Sans vouloir trop regarder dans le r\u00e9troviseur o\u00f9 je vois, entre autres, les plans d\u2019ajustement structurels qui ont eu un impact d\u00e9cisif dans la destruction de l\u2019industrialisation qui \u00e9tait alors amorc\u00e9e et aussi du d\u00e9veloppement agricole.<\/p>\n<p>L\u2019autre aspect qui me para\u00eet tr\u00e8s important pour l\u2019agriculture au sens large, ce qui inclut l\u2019\u00e9levage, est qu\u2019on ne d\u00e9finit dans aucun de nos pays une r\u00e9elle strat\u00e9gie de mobilisation des ressources internes. Ce sont toujours des ressources ext\u00e9rieures qui sont mobilis\u00e9es, cette pratique est dangereuse. Avec la rupture des cha\u00eenes de valeur mondiale, nous ressentons la d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de l\u2019ext\u00e9rieur. Les ressources int\u00e9rieures doivent \u00eatre affect\u00e9es aux secteurs que les gouvernements eux-m\u00eames d\u00e9signent comme prioritaires.<\/p>\n<p>Au Kenya, le gouvernement met en \u0153uvre la m\u00eame strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement agricole que le S\u00e9n\u00e9gal. Partout, sur le continent, les r\u00e9sultats sont insuffisants parce que l\u2019exode rural est de plus en plus important et que les moyens n\u00e9cessaires ne sont pas mis \u00e0 disposition de l\u2019agriculture.<\/p>\n<p>Enfin, il faut \u00e9voquer la d\u00e9pendance aux pluies. Il n\u2019est pas possible de d\u00e9velopper un syst\u00e8me agricole avec \u00e0 peine trois mois de pluie. Nous devons compter sur d\u2019autres ressources hydriques, comme celles du sous-sol. Ce probl\u00e8me est global et il faut le reconsid\u00e9rer en ne retournant pas constamment la terre, en ne pensant pas tout le temps aux exportations, mais en d\u00e9veloppant localement des forces productives. Mettons-y des moyens en commen\u00e7ant par mobiliser les ressources suffisantes au d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture et de l\u2019industrialisation de nos pays.<\/p>\n<p><strong>Ces constats existent depuis longtemps, ainsi que les \u00ab&nbsp;bonnes pratiques&nbsp;\u00bb \u00e0 mettre en \u0153uvre. Pourquoi l\u2019Afrique demeure dans ce qui semble une d\u00e9perdition d\u2019\u00e9nergie ? <\/strong><\/p>\n<p>Simplement, l\u2019inspiration et la d\u00e9termination viennent de l\u2019ext\u00e9rieur. Quand la d\u00e9claration de politique g\u00e9n\u00e9rale du gouvernement a moins d\u2019importance que la feuille de route du FMI ou de la Banque mondiale, qui ont pour pr\u00e9occupation de toujours tout g\u00e9rer par la contrainte budg\u00e9taire, la marge de man\u0153uvre des \u00c9tats qui ne veulent pas se rebeller est faible. Or je crois que l\u2019\u00e9conomie est un pari.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons pas continuer \u00e0 g\u00e9rer nos pays sur la base de la crainte des divers d\u00e9ficits. Il faut oser se lancer et prendre ses responsabilit\u00e9s en investissant dans la formation agricole, ce que faisaient le S\u00e9n\u00e9gal et le Mali il y a encore quelques ann\u00e9es, en s\u2019inspirant tr\u00e8s fortement du plan Maroc Vert. Cette exp\u00e9rience africaine avait son int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Nous devons nous recentrer pour que les pays africains d\u00e9finissent eux-m\u00eames leur programme, utilisent les ressources humaines et les mettent en \u0153uvre. Mais il p\u00e8se sur tous nos gouvernements la feuille de route des institutions \u00e9conomiques et financi\u00e8res internationales. En cons\u00e9quence, les objectifs deviennent autres. Il faut desserrer la pression de ces institutions, ce que peu d\u2019\u00c9tats osent faire. En 2018, et pour la premi\u00e8re fois, des chefs d\u2019\u00c9tat du continent ont dit \u00e0 ces institutions : \u00ab&nbsp;<em>Nous ne pouvons plus vous suivre de cette fa\u00e7on. Donnez-nous la barre et laissez-nous faire<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><strong>Pourtant, ces institutions sont prises d\u2019assaut par des Africains : <\/strong><strong>Ngozi Okonjo-Iweala \u00e0<\/strong> <strong>l\u2019OMC, Makhtar Diop \u00e0 la SFI\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Cela ne veut rien dire. Il s\u2019agit en effet de comp\u00e9tences mondiales mais les politiques qui sont d\u00e9finies dans ces institutions ne sont pas des politiques africaines. Ce sont des politiques internationales d\u00e9termin\u00e9es par les grandes puissances. Qu\u2019il y ait des Africains \u00e0 leur t\u00eate ne change rien. La mondialisation n\u2019efface ni les \u00c9tats ni leurs fronti\u00e8res.<\/p>\n<p>Les d\u00e9cisions prises pour le d\u00e9veloppement le sont par la loi et par la planification&nbsp;; or, c\u2019est ce que nous ne faisons pas. La logique des institutions internationales s\u2019inscrit toujours dans une strat\u00e9gie de rattrapage. Mais le d\u00e9veloppement n\u2019est pas une crise qui pousserait en Occident et qu\u2019il suffirait de planter dans les pays africains. La strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement dans tous les secteurs doit \u00eatre sugg\u00e9r\u00e9e par les pays eux-m\u00eames \u00e0 travers leur histoire, leurs handicaps connus, leurs partenaires internationaux potentiels. Nous n\u2019y sommes pas encore et c\u2019est regrettable.<\/p>\n<p>Cependant, il y a eu une amorce de changement avec la diversification des partenaires. Mais, en se tournant vers la Turquie, l\u2019Inde ou la Chine, cette diversification suppose des responsabilit\u00e9s. Il faut \u00eatre capable de d\u00e9cider de ce que l\u2019on veut en choisissant de nouveaux partenaires et ne pas les subir. C\u2019est l\u00e0 encore un point de faiblesse du continent africain.<\/p>\n<p><strong>Le continent attire de nombreuses puissances qui portent de l\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce continent. Les Africains en tirent-ils avantage&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>Pas du tout ! J\u2019ai \u00e9t\u00e9 expert \u00e0 la Commission de l\u2019Union africaine pour les relations avec les BRICS. J\u2019ai alors constat\u00e9 que notre malheur est que les pays de l\u2019UA, qui ont leurs plans strat\u00e9giques et leurs strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement, voient chaque partenaire briser le sch\u00e9ma de d\u00e9veloppement retenu au niveau sous-r\u00e9gional et au niveau continental. Ce n\u2019est pas acceptable !<\/p>\n<p>Chaque partenaire arrive avec sa propre strat\u00e9gie d\u2019industrialisation qui fausse compl\u00e8tement la strat\u00e9gie retenue pour l\u2019UA. Cela montre aussi le niveau d\u2019irresponsabilit\u00e9 et que les sommes investies par les partenaires ne donnent jamais les r\u00e9sultats attendus. Lorsque l\u2019ensemble des \u00c9tats d\u00e9finissent un sch\u00e9ma au niveau sous-r\u00e9gional ou continental, ils doivent \u00eatre capables de le suivre. Ils ne doivent pas laisser \u00e0 chaque fois ce sch\u00e9ma \u00eatre bris\u00e9 par les partenaires.<\/p>\n<p>Nous avons en Afrique des zones \u00e9conomiques d\u00e9finies dans le cadre de l\u2019UA mais les pays, par manque de ressources, baissent les bras. La Chine est en train, un peu partout, de casser le d\u00e9veloppement en imposant ses Zones \u00e9conomiques sp\u00e9ciales. Le chevauchement des strat\u00e9gies des partenaires fait que le continent n\u2019avancera pas.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce qui emp\u00eache les Africains d\u2019\u00eatre la locomotive qui guidera les pays partenaires ? <\/strong><\/p>\n<p>Nous n\u2019avons pas de strat\u00e9gie locale de mobilisation des ressources internes. Au contraire, nous comptons sur les ressources ext\u00e9rieures et nous avons peur de les perdre ou d\u2019en manquer. Cette crainte fait que les \u00c9tats se soumettent et sont dans une servitude volontaire. Ils se livrent pieds et poings li\u00e9s aux partenaires qui peuvent leur donner des ressources financi\u00e8res et mon\u00e9taires. C\u2019est un cercle vicieux qu\u2019il faut rompre.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement, c\u2019est de l\u2019audace&nbsp;! L\u2019\u00e9tape suivante doit \u00eatre la mobilisation des ressources internes, et il y a \u00e9norm\u00e9ment d\u2019argent. L\u2019Afrique subsaharienne offre la meilleure rentabilit\u00e9 aux projets ! Tout le monde le sait. Mais tant qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019offre, le partenaire continue d\u2019imposer ce qu\u2019il veut. Je ne me contente donc pas de situer les responsabilit\u00e9s. La partie africaine ne dit jamais rien, elle subit. Elle ne dit pas effectivement ce qu\u2019elle veut ni comment elle le veut.<\/p>\n<p>Tant qu\u2019il y aura ce probl\u00e8me de <em>leadership<\/em>, l\u2019Afrique n\u2019ouvrira pas sa porte au d\u00e9veloppement. Le S\u00e9n\u00e9gal et la C\u00f4te d\u2019Ivoire, qui sont les pays les plus puissants en Afrique de l\u2019Ouest, pr\u00e9sentaient en 1960 un revenu r\u00e9el par t\u00eate de 1&nbsp;300&nbsp;$. Mais aujourd\u2019hui, pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire, il est d\u2019\u00e0 peine 1&nbsp;500&nbsp;$ et, au S\u00e9n\u00e9gal, 1&nbsp;400&nbsp;$. Cela veut dire que rien ne bouge depuis soixante ans et que la cr\u00e9ation de richesses est stagnante, par notre faute. Nous ne mettons pas en \u0153uvre les politiques qui devraient l\u2019\u00eatre. Il faut changer cela !<\/p>\n<p>Je ne perds pas espoir car il y a de plus en plus de dialogue entre des entit\u00e9s qui ne voulaient pas se parler. Aujourd\u2019hui, les \u00c9tats parlent aux soci\u00e9t\u00e9s civiles et aux universit\u00e9s, ce qui est nouveau. Mais ce qu\u2019attendent les populations africaines, ce sont des r\u00e9sultats tangibles.<\/p>\n<p><strong>Pour terminer, l\u2019Afrique sera-t-elle au rendez-vous de la r\u00e9volution num\u00e9rique ? Cela peut \u00eatre une chance pour faire le saut g\u00e9n\u00e9rationnel qu\u2019il lui faut. <\/strong><\/p>\n<p>Le S\u00e9n\u00e9gal, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, a consenti des investissements tr\u00e8s int\u00e9ressants. Mais il demeure un point de faiblesse, si nous le comparons \u00e0 nouveau aux pays asiatiques qu\u2019on appelle \u00e9mergents. Dans ces pays, le taux d\u2019investissement et le taux d\u2019\u00e9pargne d\u00e9passent tr\u00e8s souvent 35% du PIB. Or au S\u00e9n\u00e9gal, ils demeurent faibles, autour de 20% pour le taux d\u2019\u00e9pargne et de 23% pour le taux d\u2019investissement. Nous avons encore du chemin \u00e0 faire malgr\u00e9 les investissements qu\u2019on nous montre. Ceux-ci n\u2019auront de sens que s\u2019ils sont corr\u00e9l\u00e9s au PIB, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la richesse cr\u00e9\u00e9e. Or les efforts ne s\u2019inscrivent pas dans une logique globale de d\u00e9veloppement. D\u2019autant qu\u2019on oublie la question \u00e9nerg\u00e9tique qui devrait \u00eatre une v\u00e9ritable orientation.<\/p>\n<p>La question \u00e9nerg\u00e9tique est un probl\u00e8me de fond. Il faut y r\u00e9fl\u00e9chir, ne serait-ce que pour l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019usage des TIC, pour le d\u00e9veloppement de nos diff\u00e9rentes r\u00e9gions et pour cesser d\u2019\u00e9blouir les populations urbaines avec des nouveaux stades et des investissements. Le probl\u00e8me est celui de la modernisation du monde rural.<\/p>\n<p><strong>Le Magazine de l&rsquo;Afrique<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne peut plus d\u00e9plorer le manque d\u2019impact des investissements, si ceux-ci \u00e9chappent \u00e0 toute logique. 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